Norvège

Décryptage en 5 points : pourquoi la Norvège est toujours en marge de l’Union Européenne

La Norvège a un paysage magnifique, une économie développée, une qualité de vie reconnue et une e politique sociale développée. Pourtant, elle reste à l’écart de l’Union Européenne. De ce constat, il est intéressant d’analyser les raisons.

1. Le Royaume de Norvège est récent :

Premièrement, la Norvège est un pays récent. Le pays fut dissocié de la Suède en 1905. Les Norvégiens sont attachés à leur souveraineté et se sentent protégés en se repliant sur eux mêmes.

De plus, les Norvégiens du nord sont attachés à la pêche, à l’agriculture, à l’exploitation du pétrole et se sentent tout à fait capable d’être dominant sans aide européenne.

Enfin, en rentrant dans l’Union européenne, ils ont peur de se sentir engloutis dans un vaste ensemble où la voix du pays n’aurait que peu d’influence.

2. Le peuple Norvégien a refusé par deux fois l’entrée dans l’Union Européenne :

En 1973, lors de l’adhésion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark, la Norvège avait également la possibilité d’entrer. Mais le 26 septembre, 53,5% de la population n’était pas de cet avis.

De là, nous pouvons observer que la capitale Oslo était favorable à cette entrée dans l’UE, mais ce sont surtout les régions du Nord qui se sont opposées.

10 ans plus tard, en 1994, la Norvège subit un nouvel échec référendaire puisque 52,2% de la population refusa de nouveau l’adhésion à l’Union Européenne. Notons à ce propos la participation record de plus de 88%.

3. La Norvège possède du pétrole, mais pour combien de temps ?

Un autre point intéressant à souligner, la Norvège est un pays riche en raison de ses possessions énergétiques. Le pétrole est abondant, conférant une grande sécurité matérielle. Toutefois, c’est une denrée qui s’épuise et à terme, il sera difficile de ne pas coopérer avec ses voisins européens sur le développement économique.

Au jour d’aujourd’hui, le pays craint qu’une entrée dans l’UE signifiera le versement d’une importante somme pour contribuer au budget.

Enfin, le pays est attaché à l’agriculture et à la pêche qui sont des sujets sensibles au niveau européen avec d’âpres négociations.

4. Une nette coopération européenne :

Au delà de la non-intégration à l’Union Européenne, la Norvège a toujours cherché à s’en rapprocher. Elle a signé un accord commercial et douanier avec l’Union et participe à l’Espace Economique Européen (EEE). Cet espace est composé des 28 pays de l’Union ainsi que du Liechtenstein, de l’Islande et de la Norvège. Ainsi, elle bénéficie de la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.

D’autre part, la Norvège peut participer aux réunions conduisant à des prises de décision sur l’Union sans pouvoir influer sur le vote. Enfin, en 1999, la Norvège a choisi bilatéralement d’adhérer à l’espace Schengen. Elle coopère ainsi avec l’Union su les questions d’immigration et d’asile.

Elle s’intègre à un cercle fermé, à la fois proche, mais extérieur de l’Union Européenne.

5. Vers une future adhésion ?

La Norvège joue un rôle privilégié dans l’Union Européenne et un nouveau référendum pourra voir le jour.  Actuellement, la Première ministre Erna Solberg issu du parti conservateur souhaite rester à l’écart.

Toutefois, le pétrole va s’épuiser et la population Norvégienne se rendra compte qu’en regardant sur le long terme, une intégration européenne et la coopération sur de nombreux secteurs s’avéreront indispensable pour le bon fonctionnement du pays et de l’Europe.

PS : Tous les ans depuis 1947, le pays offre un grand sapin de Noël à la ville de Londres, en commémoration de l’amitié forgée entre les deux nations au cours de la 2nd guerre mondiale.

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