Examen

Concrètement comment ça se passe les semaines de partiels en fac de droit ?

Un petit article expliquant ma vision des partiels, de la période de révision. C’est juste une opinion personnelle à prendre comme d’autres en considération.

J’écris cet article la veille de mon premier examen, je pense que c’est le meilleur moment comme une sorte d’entrée dans cette période d’examen. Je vois de très nombreux étudiants stressés, avoir peur de faire des nuits blanches. Je n’arrive pas à stresser car de toute façon stresser ou pas, le résultat sera le même..

Je ne comprends pas comment on peut faire une nuit blanche la veille de l’examen. Je trouve que ça fatigue beaucoup plus qu’autre chose et qu’on est pas du tout efficace lors de la rédaction de la copie.

Certains me rétorqueront qu’il vaut mieux avoir des connaissances et être fatigués que n’avoir aucune connaissance et être en forme. Je répondrais à ces personnes avant l’heure, que le mieux est d’avoir les connaissances avant le jour J et de pouvoir se reposer la vielle pour être en forme. Ce n’est pas une leçon de morale, c’est juste du bon sens.

Mais je suis solidaire de tous les étudiants qui se trouvent dans cette position. En faculté de droit et en deuxième année notamment, la charge de travail a considérablement augmenté.

Pour ce second semestre, j’ai 5 cours de 100 pages en moyenne. On pourra là aussi me dire que sa va, que ça s’apprend quand même. Oui c’est vrai mais il faut savoir qu’en droit, on a affaire à un très grand nombre de distinctions, de détails sans parler des articles du Code civil ou des jurisprudences de la Cour de cassation.

Apprendre est une chose, comprendre en est une autre. 

Et puis parfois, on pourrais apprendre comme jamais on a appris. On pourrais sacrifier une partie de sa vie, refuser des soirées, refuser ses petits plaisirs et pourtant on se loupera à l’examen.

Il est une chose que je déteste et que je ne peux vraiment pas supporter.C’est de réviser à très forte dose pour avoir au final, une mauvaise note.

En clair, je bosse et je me rétame. Je ne supporte pas ça car j’ai l’impression qu’ensuite mes amis pensent tout bas « Tout ça pour ça », « C’était utile qu’il bosse ». Je crois que rien que cet argument puisse décourager et finalement, c’est presque une meilleure chose de ne pas montrer qu’on bosse pour éviter toute réaction.

Mais personnellement, la réaction qui m’affecte le plus est celle de mes parents. Je n’ai pas le droit de les décevoir et je n’ai pas le droit de leur faire de la peine. Il m’offre tout à savoir le logement, l’ordinateur, l’argent de poche.. Quand je vois des personnes traînées à longueur de journée dans la rue à demander rien que des petits centimes, je me dit que j’ai la belle vie et que je ne le réalise pas assez. Bordel rien que pour ça Robin, tu n’as pas le droit d’échouer.

Mais le problème, c’est qu’en faculté de droit, ta copie est vraiment laissée à l’appréciation subjective de ton correcteur. Ce n’est pas comme en math où un calcul est soit juste, soit faux. Quand tu rends une dissertation, tu ne sais jamais ce qui va en sortir.

C’est quelque chose qui m’agace profondément car pour une même rédaction et en fonction des correcteurs, on peux trouver un 8 ou un 12. Finalement, quand je dis que cela m’agace, cela me rassure aussi. Ca prouve que les correcteurs ne sont pas des machines et ce sont des humains capables de sensibilité face à la rédaction de l’étudiant. Mais de manière général, pour caractériser le
niveau d’un étudiant, il vaudrait mieux poser des critères beaucoup plus strictes.

En parlant d’évaluation de niveaux, il faut savoir qu’en droit, à part les deux matières principales, on trouve des examens de une heure.

Vous imaginez, une heure pour évaluer le niveau d’un étudiant sur un cours de 100 pages en moyennes.

Est-ce vraiment le meilleur moyen d’attester des compétences d’un étudiant ?

Je ne le pense pas et j’espère ne pas être le seul car c’est une chose qui me tient à coeur. En effet, de nombreux étudiants inscrits en troisième ou quatrièmes n’ont pas forcément de grandes compétences juridictionnelles mais ont seulement bien bûchés leurs cours la veille.

Je sais bien que corriger 600 copies se révèlent très fastidieux et cela va plus vite de corriger une question de cours. Il faudrait arriver à un compromis entre attester le niveau de l’étudiant et pouvoir être efficace dans la correction de l’examen. Je proposerai modestement de donner son point de vue sur un sujet se rapportant au cours, de traiter d’un texte, d’une pensée, d’une
citation, d’appliquer un élément théorique. Enfin bref, d’exercer un mélange de toutes ses éventuelles questions.

Enfin, je l’avais déjà mentionné dans un article précédent mais je trouve vraiment anormal d’avoir autant de travail dans un temps compressé et d’un coup plus rien ! C’est vraiment quelque chose qui m’a beaucoup surpris et au préalable, j’en étais satisfait mais finalement ça m’embête plus qu’autre chose. D’une part, tu oublies très vite ce que tu apprends et d’autre part, ça fais une vie bouleversée avec des ruptures.

En tout cas, je souhaite un bon courage à tout ceux qui sont en période d’examen. Il faut savoir que rater un examen n’est pas grave, ce n’est pas une fin en soi. Le principal est d’être en bonne santé, d’être vivant. Il faut savoir prendre du recul dans la vie et regarder le monde et se dire qu’il y’a tant de choses à voir, à découvrir.

Un échec sur un sujet d’une heure ne représente pas les compétences acquises. Si échec il y’a, il se place uniquement sur l’examen proposé et non sur les compétences. Là aussi c’est une question de conception et de point de vu. Je vous promets, prenez du recul sur la vie, vous en porterez que mieux.

Bref, il faut être positif et se dire qu’on est tous capable de réussir !

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