Français et Allemands, le cap politique européen devient précieux !

france allemagne

On s’accorde tous pour s’exprimer que le pacte Franco-Allemand représente le futur de l’Union Européenne et de l’Europe en général. Mais cette alliance a connu de nombreuses divergences au cours de la construction européenne malgré le traité symbolique de l’Élysée en 1963.

Une Europe à plusieurs vitesses

Aujourd’hui, la situation de l’Union Européenne est préoccupante. Nous nous trouvons face à un élargissement toujours plus croissant, nous comptons 28 Etats membres rendant difficile toute prise de position commune.

En conséquence, des pays à forts potentiels économiques sont compensés par des petits en difficultés comme ceux de l’est ou actuellement comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande. En outre, le Royaume-Uni qui revendique une éventuelle sortie de l’Union Européenne, n’a pas souhaité entrer dans l’espace Schengen.

Ainsi , nous faisons front à une Europe à plusieurs vitesses.

Le rôle clé de l’Allemagne et de la France

C’est dans ce contexte particulier que le couple Franco/Allemand joue toute son importance. On se trouve face à une relation à État bilatéral dans un contexte multilatéral. Peut-on parler réellement de couple, de tandem, de binôme, de pacte ou d’alliance ? Peut-être que le terme le plus approprié serait celui de partenariat.

Un autre problème qui se pose dans ce partenariat est la divergence ou la convergence des les intérêts nationaux et européens. Le cas concret actuel de la France le prouve bien. Quelle politique européenne souhaite instaurer le président de la République ? Est-ce que sa politique européenne convergence avec sa politique nationale ? On peut se permettre de douter et de se poser la réflexion.

Quant à Allemagne, elle possède dorénavant un statut international, et sa reconstruction économique fut fulgurante. Elle a su faire les réformes nécessaires au bon moment, c’est à dire  les réformes Hartz de 2003 et 2005 par le chancelier Gerhard Schröder.

En revanche, la France a des avantages notamment par son siège permanent au conseil de sécurité des nations unies, mais par la possession d’une arme nucléaire.

Elle souhaite ainsi redevenir une nation phare, une grande France qui s’imposerait dans l’Europe alors que l’Allemagne préférerait continuer sa domination sur le terme économique mais également dans les domaines scientifiques et techniques.

La nécessite d’un élément fédérateur

On s’aperçoit avec agilité que les intérêts des deux pays sont plutôt divergents mais qu’un partenariat est indispensable. Ainsi, quelle politique adoptée pour évoluer dans le processus d’intégration ?

On peut s’apercevoir que le fédéralisme est mis en échec par la montée eurosceptique, mais comment augmenter l’intégration européenne sans franchir le cap politique d’un élément fédérateur ?

Le problème européen réellement ciblé, nous sommes face à  une fédération d’États nationaux, oxymore par excellence. Les États n’entrevoient pas un intérêt européen sans se préoccuper de leur intérêt national et ainsi, ils ne souhaitent pas perdre davantage de souveraineté.

A ce propos, cette tendance est clairement un recul de la volonté de Jean Monnet, fondateur avec Robert Schuman de la CECA en 1951 « Nous unissons des hommes, nous ne voulons pas coaliser les Etats ».

De sorte que tout le chemin de l’évolution européenne est  encore devant nous. Mais dans cet objectif, la France et l’Allemagne ont l’exigence de leur partenariat pour conduire à bien cette nouvelle mission. Nous avons réussi à atteindre une certaine stabilité, une certaine paix, maintenant il faut franchir le cap politique d’intégration et développer de manière plus concrète l’unification à travers l‘identité européenne.

Share Button

Leave a Reply