Crise-euro-Union-européenne

Non, la crise économique n’aura pas raison du projet Européen, elle le renforcera !!

Dans une émission enregistrée par France Culture, trois intervenants se sont réunis autour d’une table ronde pour discuter Europe et principalement de l’enjeu entre la crise et l’Europe.

Etant très attentif à leurs discours, j’ai ensuite réalisé une synthèse tout en intégrant mon idée dans le débat. 

La crise aura t-elle raison du projet européen ?

La crise a révélé des problèmes fondamentaux qui existaient bien avant celle-ci. Elle fut alors un déclencheur des prises de conscience d’une Europe trop intergouvernementale. On est dans un moment critique mais quand on interroge les personnes, l’Europe semble acquise malgré la méfiance. Ils en attendent même plus, notamment dans l’éducation, l’environnement ou encore l’immigration.

Aujourd’hui, nous sommes 28 membres au sein de l’Union Européenne dans une crise qui dure depuis 6 ans. Parmi ces 28 pays, le Royaume-Uniun des plus importants, prends de plus en plus d’écart. Si par hypothèse probable ce marin là, quitte le navire, le bateau prendra alors, une direction plus fédéraliste.

Dans les années 90, le passage à l’Union Européenne et la chute de l’URSS fut un bouleversement décisif. Les citoyens européens se sentent maintenant davantage concernés et l’Europe s’infiltre davantage dans les débats politiques.

Par ailleurs, l’Europe s’était en partie construire par une peur contre l’Union Soviétique. Le pendant des années 90, c’est aussi ce moment là où, cet ennemi disparait. Un moteur de la construction européenne s’affaiblit.

De plus, l’histoire de la construction européenne est jalonnée de crises, mais elles n’ont pas toujours eu le même impact. La crise de 2005 avec le rejet du Traité Etablissant une Constitution pour l’Europe fut compensée par le Traité de Lisbonne. Si on remonte plus loin, on observe une crise dans la Communauté Européenne de Défense. Les questions militaires sont intéressantes, elles vont être laissées de côté jusqu’au Traité de Maastricht. L’Europe n’était pas prête. Aujourd’hui, elle l’est davantage.

Pourquoi l’économie de l’Union Européenne ne fonctionne pas ? 

Si l’Europe survit, c’est une Europe a plusieurs vitesses. La crise ne pouvait pas être bien gérée en Europe pour deux raisons. A partir du moment qu’on a une monnaie unique et 17 politiques budgétaires, il est très difficile d’obtenir d’une coordination. Par une politique monétaire commune, on contraint les Etats à ne pas intervenir de manière radicale dans l’activité économique.

On est alors dans une espèce de contradiction où on a une monnaie unique et des politiques budgétaires indépendantes. La maison a des fondations fragiles, trop fragiles.

Mais il faut répondre à l’exigence de faire fonctionner l’Union Economique et Monétaire. Le Royaume-Uni a toujours été dans une grand cohérence. Ils ne veulent pas de fédéralisme, ils ont rejeté l’euro. Détruire l’euro, c’est une idée rapide qui conduirait en réalité, à fragiliser toute la construction européenne, à se retrouver avec toutes les crises de changes, et à apercevoir toutes les aigreurs et les ressentiment entre les Etats Européens.

Au delà d’une construction européenne mal ficelée, si on ne va pas de l’avant, on va vers des dangers géopolitiques extraordinaires. Les Européens sont capable de comprendre deux choses : on doit avoir une forme d’union politique quand on partage une monnaie.

Aucun Etat Européen ne pourra avoir du poids dans la construction mondiale. La société est fébrile et elle est à la recherche d’une société plus apaisée, plus forte, plus solidaire. Si aucun Etat européen seul ne peut y répondre, une Europe fédérale peut le faire.

Rappelez vous bien que ce n’est pas l’euro le facteur de la crise, c’est le fait que la construction européenne est trop intergouvernementale.

Vivrons mieux nous demain avec un retour à une Europe intergouvernementale avec toute les structures anciennes ou bien, en poursuivant la construction dans l’acceptation de l’évolution du monde, des Etats-Nations et des nouveaux défis proposés que sont l’environnement, les équilibres sociaux ou encore la technologie ?

Pour accepter ce nouveau monde, il faut s’appuyer sur les mécanismes européens existant afin de les accroitre pour mettre en place une Europe davantage solidaire d’elle même et de ses citoyens.

Pourquoi l’Union Européenne n’est pas démocratique et comment réagir ? 

L’idée d’un président européen permettrait de palier le déficit démocratique de l’UE souvent pointé et raviver l’engagement européen. C’est une image attractive, mais il faut substituer à un fédéralisme tutélaire, une démocratie fédérale. Il faut un gouvernement élu qui prendra des décisionau nom des Européens.

Aujourd’hui, notre défaut est d’avoir la présence d’un Conseil Européen fixant toutes les lignes directrices. A partir du moment où les chefs d’Etats ont décidé une action, ils vont la transmettre au Conseil qu’est leur bras législatif. Nous sommes de plein pied dans des Institutions déstructurées et ainsi, qui ne sont pas démocratiques.

Il faut alors changer les Traités pour avoir une Europe de nature fédérale où les nations seront subordonnées dans des sujets cruciaux comme la monnaie et le budget à un gouvernement européen.

Tout ce qu’il reste à faire et j’espère que vous en conviendrez, c’est d’élire des chefs d’Etats Européens qui seront capable de mesurer dès aujourd’hui, les enjeux de demain.

Share Button

Leave a Reply