Martin SCHULZ EP President, press point on Cyprus

Pourquoi Martin Schulz doit-être le président de la Commission Européenne ?

Martin SCHULZ EP President, press point on Cyprus

Pourquoi Martin Schulz doit-être le président de la Commission Européenne ?

A la fin du mois de mai et afin de renouveler l’hémicycle pou les cinq prochaines années, 500 millions d’Européens vont choisir leur 751 représentants au Parlement Européen.

Ces élections au scrutin proportionnel sont les 8èmes après le premier vote au suffrage universel direct en 1979. Mais, dans ce cas et par le Traité de Lisbonne et l’article 17 du Traité sur l’Union Européenne, ces élections auront une influence directe sur la nomination du président de la Commission Européenne.

Cette Commission, promouvant l’intérêt général de l’Union Européenne, assure l’application des Traités et du droit de l’Union sous le contrôle de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

Par l’article 17, le président de la Commission définit les orientations dans le cadre desquelles la Commission exerce sa mission, décide de l’organisation interne de la Commission afin d’assurer la cohérence, l’efficacité et la collégialité de son action et nomme des vice-présidents, autres que le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, parmi les membres de la Commission.

Par conséquent,  Martin Schulz, le président du Parlement Européen fut nommé par le Parti Socialiste Européen pour être leur meneur lors du congrès de Rome le 1er mars 2014.

Mais qui est Martin Schulz ?

Martin Schulz est né à Eschweiler le 20 décembre 1955. Elève dans un lycée privé tenu par le Congrès du Saint-Esprit, il devient membre du Parti Social Démocrate Allemand en 1974 à l’âge de 19 ans. En 1984, il est élu au conseil municipal de Wurselen et à l’âge de 31 ans, il devient le plus jeune bourgmestre du Nord du Rhin-Westphalie.

Durant les élections européennes de 1994, Martin Schulz est élu député européen et le sera également en 1999, 2004 et 20009. Jouant un rôle d’une importance croissante, il devient le représentant du SPD le 13 novembre 2009. Après un moment d’hésitation, il décide de s’allier avec le Parti Populaire Européen afin de devenir le président du Parlement Européen le 17 janvier 2012.

Aujourd’hui, l’objectif de sa nomination comme président de la Commission Européenne est d’essayer de “redresser l’Europe” dans le but de réconcilier l’idée européenne avec les attentes des citoyens.

Quel programme pour cette nouvelle Europe ?

Martin Schulz persiste à penser que l’idée Européenne est incarnée par l’administration, réticente à l’idéal démocratique. Ainsi, tout comme Angela Merkel, il souhaite placer la Commission Européenne au centre du pouvoir exécutif sous le contrôle du Parlement Européen.

Clairement, une telle institution ayant le monopole de l’initiative législative se doit d’être contrôlée démocratiquement et d’être légitimée. De là, la Commission ne devrait pas s’interférer dans les règles sur l’huile d’olive, mais plutôt sur des enjeux où l’Etat seul atteindrait ses limites tel que l’environnement, la fiscalité, le commerce international ou encore l’union bancaire.

De plus, le choix de Martin Schulz impliquera une nouvelle réflexion sur l’évolution économique dans l’Union Européenne. En effet, cherchant à réconcilier la discipline budgétaire et la relance économique, il veut faire du chômage des jeunes une priorité absolue. De même, il ne serait pas contre un budget de la zone euro, seulement s’il s’insère dans un budget européen. Mais cette idée est pour le moment confrontée à la réticence des Etats-membres cherchant davantage à diminuer leur contribution.

Sa présidence sera aussi le mayen de lutter contre l’euroscepticisme et de ne pas réduire l’Europe à une situation bloquée entre le pros et les antis européens, mais plutôt d’offrir le choix entre une Europe du centre gauche et du centre droit, d’une Europe libérale ou socialiste. Dans tous les cas, l’Europe se doit d’être le lieu d’un débat, d’échanges afin d’améliorer sa construction au quotidien.

Pourquoi Martin Schulz possède les qualités nécessaires ?

Martin Schulz a tous les atouts pour tenir de tels responsabilités. Nous nous souvenons tous de cet incident diplomatique le 2 juillet 2003 avec Mr. Berlusconi où Mr. Schulz avait fait preuve d’un calme et d’un charisme remarquable.

Ses admirateurs eux mêmes savent qu’il peut être impulsif, mais il a toujours impressionné les dirigeants américains voyant en lui, une personne avisée qui a toujours essayé de rapprocher le Parlement Européen du Congrès des Etats-Unis.

Homme habile, il entretient de bonnes relations avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande dans un rôle de médiation.

Par conséquent, Martin Schulz est le président de la Commission Européenne qu’il nous faut. Un homme qui connaît sa place, qui connaît la souffrance européenne.

D’autre part, la lecture de l’histoire nous a montré que c’est dans les crises, les guerres et autres terribles situations qu’il fut possible de redéfinir de nouvelles idées, de nouvelles espérances. Ce fut le cas après la seconde guerre mondiale par la construction communautaire. Nous ne devons pas oublier aujourd’hui que l’Europe nous a apporté paix et sécurité.

Actuellement, la crise économique et la montée de l’euroscepticisme doit mous porter vers une nouvelle redéfinition de l’Europe. Une Europe plus social, plus démocratique, plus proche de ses citoyens. Cette Europe, Martin Schulz l’incarnera

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